La crise a en grande partie changé les règles et les repères qui régissaient le monde du travail, en particulier pour les jeunes diplomés. Il n'est pas rare de voir des offres d'emploi "junior" demandant trois ans d'expérience.
Un jeune "college graduate" en journalisme de New Jersey présente son expérience, en conclue que vos études et vos spécialisations ne vous forcent pas à entrer dans une filière que vous regretteriez, mais ne vous ouvrent pas non plus toutes les portes, malgré les stages et les diplômes.
Sa solution : même "après l'école", rester curieux et garder la soif d'apprendre !
Pour lire l'article complet : CNN.com
L'obtention du diplôme... et après ?
Les secteurs préférés en sortant d'école : l'impact de la crise
Le journal Le Monde publie un article sur les modifications des préférences des étudiants depuis la crise : quels sont les secteurs et les entreprises préférés, comment se construisent les choix d'orientation.
Lien vers l'article
Nouvelles : que fait-on une fois diplômé de l'ESSEC ?
Bonjour,
Pas de méthodologie aujourd'hui, j'ai malheureusement trop peu de temps alors simplement quelques nouvelles.
Me voilà diplômée de l'ESSEC après une (très) belle cérémonie. Ces quelques années ont été extrèmement riches pour moi, tant du point de vue professionnel que personnel, et pourtant, elles sont passées à une vitesse folle, j'ai encore l'impression que la prépa, c'était hier !
Donc, que fait-on une fois que tous les cours/stages/échanges à l'étranger sont validés et que l'on a obtenu son diplôme ?
- une bonne partie a déjà trouvé un travail en CDI
- d'autres comme moi ont choisi de continuer encore un peu : j'ai suivi l'an dernier les cours du double diplôme en actuariat ESSEC - ISUP (sur le campus de Jussieu), et je prépare en ce moment mon mémoire de fin d'études en actuariat dans un fonds d'investissement, ce qui me mènera en 2010 à une dernière soutenance et -je l'espère- à l'obtention du diplôme d'actuaire. (Si vous êtes perdu, allez donc faire un tour rubrique Orientation, j'ai écrit il y a quelques temps un article de présentation de la filière actuariat).
Mon travail consiste à étudier les stratégies d'investissement en assurance sur les marchés émergents, à recenser toutes les données nécessaires puis à évaluer comment bien choisir les pays et les sociétés dans lesquels on décide d'investir (quels critères prendre en compte, quelles pondérations leur affecter, ...).
Ce n'est qu'un exemple, et on peut faire mille autres choses en sortant d'école de commerce : le tout est de prendre le temps de trouver sa voie :)
J'espère pouvoir revenir écrire des articles plus régulièrement, et en attendant je vous souhaite bon courage. Les mois de novembre et décembre sont souvent les plus difficiles en prépa avec leurs jours de plus en plus courts et froids... la prochaine fois je mettrai ma recette des cookies-du-vendredi après midi, qui nous ont bien aidés à tenir !
Travailler dans la mode ou la culture après une classe prépa commerciale
Réponse rapide :
1) c'est possible
2) ce n'est pas facile !
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Réponse détaillée :
On vous a surement dit qu'en travaillant bien à l'école, vous pourrez faire ce que vous voudrez plus tard... ne perdez pas toutes vos illusions, ce n'est pas complétement obsolète. Mais le vrai message est plutôt qu'on a rien sans rien, autrement dit on n'obtient pas le boulot de ses rêves sans avoir fourni des efforts préalables.
Les classes préparatoires aux grandes écoles de commerce ont cet avantage de former les élèves à un profil assez généraliste, avec un très bon niveau de culture générale. La plupart des portes sont donc encore ouvertes à ce stade.
Une fois en école de commerce, on découvre l'étendue de la gamme des métiers dans lesquels ont peut se spécialiser, et il existe notamment des possibilités dans la mode et la culture. Par exemple, à l'ESSEC, la chaire Média et la chaire LVMH permettent de se former et d'obtenir d'utiles contacts dans ces domaines. Il existe également une spécialisation Management Culturel à l'EDHEC, et vraisemblablement dans toutes les autres écoles (vérifiez-le sur leur site, ou profitez de vos oraux pour vous renseigner auprès des élèves).
Sachez cependant :
- que ce ne sont pas des formations très classiques (par rapport au marketing ou à la finance),
- que vous y ferez probablement du contrôle de gestion ou de l'événementiel (vous ne remplacerez donc pas Christian Lacroix),
- que c'est un monde où les relations jouent un rôle important (même en sortant d'une grande école, si vous ne connaissez personne, il faudra sans doute un peu batailler pour trouver votre job de rêve...)
Cela dit, en ces temps de crise économique, cela devient un peu vrai pour toutes les filières...
Si la motivation est là, lancez-vous !
Prépa Commerciale : Formation ou Formatage ?
Aujourd’hui une question du petit Jean–Pierre Liégeois, qui nous écrit du Var (+1 en Culture Gé à ceux qui reconnaitront la référence ;-) )
« Selon ton expérience et l'expérience de tes camarades, la prépa est-ce réellement un moyen de développer son esprit critique? C’est pas un peu le contraire, dans le sens où il vaut mieux citer tel ou tel auteur, on t'apprend à penser de telle ou telle manière? (je n'affirme pas, je me pose sincèrement la question, je précise.) »
A l’heure où nos courageux admissibles flippent déjà de ne pas rentrer dans le moule pour les oraux, et que les plus excentriques d’entre eux s’inventent un personnage théâtral pour mieux séduire le jury (on se croisera peut-être, qui sait !), la question se pose : ces deux années de classe prépa commerciale ont-elles plutôt tendance à faire engranger les mêmes connaissances à un troupeau (de bons élèves), ou à développer l’esprit critique de chacun individuellement ?
Il est vrai que les élèves suivent un programme très chargé, qui a priori ne laisse pas beaucoup de place à l’imagination ! Il y a tant à apprendre, comprendre, retenir… Des heures durant, on fait des fiches, on relit des listes de vocabulaire : à première vue rien de très épanouissant !
Et pourtant ! Bien plus qu’une machine à apprendre toujours plus par cœur (façon « les nuls passent le BAC », si vous voulez imager), la prépa commerciale amène sans cesse les élèves à réfléchir à des concepts assez abstraits, à utiliser les connaissances acquises pour créer une pensée propre. C’est d’ailleurs là la plus grande difficulté, là que se fait vraiment la sélection entre les élèves : ce serait encore trop facile de se contenter d’apprendre « bêtement » par cœur des pages et des pages. La classe prépa commerciale puis l’école de commerce qui la suit visent à former les managers de demain. Des gens qui une palette de culture suffisamment large pour se sentir à l’aise sur un grand nombre de sujets, qui ne sont pas des experts mais comprennent vite de quoi il s’agit et quelle est la décision à prendre.
Pour moi, malgré le travail, le stress, les soirées à réviser et les DST du samedi matin, ces deux années de classe préparatoire ont été réellement épanouissantes. Un environnement scolaire « parfait » (avec de bons profs, de bons élèves qui veulent travailler, un emploi du temps dédié au travail scolaire, et des cours de haut niveau) où on se sent vraiment progresser. Une classe prépa commerciale ne vous transformera pas en Encyclopédie Universalis, elle vous apprendra plutôt à mieux utiliser les capacités de votre cerveau. Libre à vous ensuite d'approfondir ce qui vous intéresse et vous plaît le plus.
Que faire après une grande école de commerce ? - Episode 4 -
Après vous avoir présenté différentes filières "classiques" d'orientation après une grande école de commerce, je vais vous donner plus de détails sur mes propres choix d'orientation. Il s'agit plus d'étendre le champ des possibilités que de lancer une mode... car nous ne sommes pas plus de 4 par an à suivre ma filière à l'ESSEC !
Comme vous l'avez peut-être remarqué, je suis ce qu'on peut appeler une "matheuse".
Déjà mon point fort aux concours, j'ai eu envie de continuer à l'ESSEC, ce qui m'a menée vers des cours de statistiques, mathématiques financières, économétrie et calcul stochastique.
Ces cours m'ont permis d'intégrer la filière actuariat de l'ESSEC, qui, comme son nom l'indique, permet de préparer le diplôme d'actuaire.
Mais qu'est-ce qu'un actuaire ?, me demanderez-vous.
Un actuaire, répondrai-je, c'est une personne qui évalue des risques sur la base de données statistiques. Ce métier se retrouve en particulier dans les assurances et les banques, mais aussi des cabinets de conseil spécialisés. La définition du site studyrama me semble bien appropriée :
"L’actuaire conduit des études techniques (mathématiques, financières et statistiques) nécessaires à la création ou la modification de contrats d’assurances. Il élabore notamment des formules afin de fixer les tarifs au plus juste pour chaque catégorie de contrat. Par ailleurs, il effectue des modélisations et des simulations permettant de prévoir leur rentabilité à moyen et long terme. Autre mission de l’actuaire : assister les services opérationnels pour l’évaluation des risques. A partir des sinistres passés il détermine ainsi la probabilité des sinistres à venir. Enfin, il est chargé de calculer le montant des réserves monétaires dont la compagnie doit disposer pour être capable d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses assurés."
Après avoir validé un certain nombre de cours à l'ESSEC, j'ai été admise, dans le cadre d'un partenariat entre l'ESSEC et l'ISUP, à suivre dans cette école de statistiques les cours de spécialisation en actuariat qui me permettront d'obtenir le diplome d'actuaire au retour de mon stage de fin d'études.
Il existe de nombreuses spécialisations en partenariat avec d'autre écoles et facultés, vous avez donc tout le temps de choisir et construire votre orientation pendant votre scolarité en école.
Il n'est pas nécessaire (et même rarement crédible) d'avoir un projet tout tracé pour les entretiens de personnalité. Il peut cependant être judicieux d'avoir quelques idées, et, en tout cas, de montrer qu'on s'est renseigné.
Exemple de scolarité en Grande Ecole de Commerce : comment ça se passe à l'ESSEC.
Bonjour à tous et bonne année 2009, qu'elle vous apporte chance et réussite dans tout ce que vous entreprendrez.
Mon cursus à l'ESSEC touche maintenant à sa fin, puisque je suis mon dernier trimestre de cours jusqu'à mars, avant de partir pour mon dernier stage, probablement à l'étranger, et d'être diplômée. Ces trois ans et demie seront finalement vite passés, je suppose que mes premières années dans le monde du travail, le "vrai", suivront la même tendance.
Je souhaite donc aujourd'hui vous apporter un regard sur ma formation, vous donner une partie des possibilités.
Pour les admis sur concours, le cursus à l'ESSEC se décompose en une première année commune à tous, avec (très principalement) des cours obligatoires et un emploi du temps bien établi. Cette première année est à la fois l'occasion de respirer un peu après les dures deux ou trois années de classe prépa ; elle permet de découvrir les différentes branches de métiers que vous pourrez suivre en sortant de l'ESSEC et de s'investir dans des associations aussi nombreuses et diverses que possible (il en existe près de 100).
Après cette première année, les élèves partent de juin à décembre pour une première expérience professionnelle (un stage de 6 mois ou deux de trois mois), dans une entreprise et à un poste qu'ils auront choisi, dans la limite de leurs compétences bien sûr (personne ne peut être nommé directeur marketing pour un premier stage...).
En janvier de l'année suivante, les élèves entrent dans la "période MBA", où ils sont rejoints par une petite centaine d'élèves admis sur titre (élèves déjà diplômés d'un bac+5 dans une autre matière qui ont passé un concours d'entrée et un entretien d'admission). La période MBA a pour principale particularité (et avantage) sa très grande souplesse :
- les cours sont quasi-entièrement à la carte, dispensés par trimestre, et chaque élève construit son emploi du temps comme il le souhaite.
- il existe de nombreuses chaires et filières dans lesquelles tout élève peut candidater ; il sera admis en fonction de sa motivation et du nombre de places disponibles.
- la souplesse des cours permet de partir et rentrer de stage au début de chaque trimestre, et facilite donc en particulier les contrats d'apprentissage en alternance.
- partir trois ou six mois à l'étranger en échange ne fait pas perdre de cours à l'ESSEC, puisqu'on peut reprendre exactement les mêmes en rentrant.
La période MBA dure jusqu'à la fin des cours à l'ESSEC : après 24 modules de cours, 18 mois supplémentaires en entreprise, et 6 mois à l'étranger (chacun de ces chiffres s'entendant comme "au moins")
Je suis consciente que cet article puisse ressembler à une publicité non dissimulée... ce qui serait compréhensible ! Je souhaite simplement donner un exemple concret de ce que peut être une scolarité en Grande École, en choisissant celle que je connais le mieux. J'espère cependant vous avoir donné envie de redoubler d'efforts pour les quatre derniers mois qui vous séparent des concours (ou un an et 4 mois pour les premiere année !). Donnez-vous à fond, ça vaut le coup !
Quels métiers après une grande école de commerce ? - Episode 3 -
Marketing, quézaco ?
Bon nombre d'entre vous prévoient, planifient ou rêvent de se diriger vers cette filière, alors même si ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, je vais tâcher d'en parler quand même, et ce, sans dire de grosse bêtise (attention, terrain glissant !)
Règle n°1 : on ne parle pas de marketing en entretien à une école de commerce si on ne s'est pas au préalable renseigné sur le sujet . Cette règle est aussi vraie pour n'importe quel autre sujet que le marketing, mais d'après mon expérience en temps que membre de jury d'entretiens blancs, ça ne fait pas de mal de la rappeler dans le cas présent !
Selon wikipedia.fr , le marketing se définit comme "une discipline qui cherche à déterminer les offres de biens et services en fonction des attitudes et motivation des consommateurs et à favoriser leur commercialisation"
Vous voyez déjà dans cette définition le double rôle du marketing : d'une part, en amont de la création d'un nouveau produit/service, et d'autre part, en accompagnement de la vente du produit créé.
La première partie est surtout basée sur l'analyse du marché : constitution de dossiers sur l'environnement concurrentiel de l'entreprise, étude de marché (qui serait intéressé par notre nouveau produit , où se trouvent nos clients potentiels et à quel prix sont-ils prêts à acheter notre produit ?, etc.) . Pour cela, on travaille beaucoup sur des statistiques : études directement obtenues auprès de l'INSEE ou d'autres organismes, réalisation de questionnaires à administrer à des clients potentiels et analyse des résultats.
En se basant sur ces chiffres et statistiques, on peut élaborer le produit qui correspond le mieux à l'attente des clients. Cela signifie que c'est finalement un métier assez rationnel, et que vous ne pourrez que difficilement placer des idées farfelues ou faire des brainstormings délirants... car le but n'est pas d'avoir une créativité sans limite mais bien de coller à la demande des clients pour s'assurer que le produit sera rentable. C'est tout l'art d'être toujours à la fois en train de "surfer sur les tendances" et d'en créer de nouvelles.
La seconde partie est (d'après moi) plus liée à la communication, dans le sens où elle cherche les moyens les plus efficaces pour commercialiser un produit.
Ces moyens peuvent être : la publicité (quels canaux, combien de temps, que ton donner, quel message ?), les opérations de distribution d'échantillons ou de bons de réduction, les mailings (envoi de courriers d'information sur le produit), etc.
Tout cela ne se fait pas au hasard. Dans la partie amont, on a défini la cible du produit. Il faut donc organiser les opérations de communication sur le produit en fonction de cette cible (par exemple, on ne va pas organiser la même campagne marketing pour des produits destinés, aux enfants, aux adultes, aux femmes, aux personnes agées... De plus, on doit bien considérer le message que l'on veut faire passer. Par exemple, lorsque Nestlé incite les enfants à mettre un paquet de céréales dans le caddie, c'est toujours sous la forme d'un gentil animal de dessin animé, alors que lorsqu'il s'adresse à la mère, c'est une voix qui la rassure sur la composition du produit (message retenu inconsciemment : "ce produit est sain pour ton enfant, si tu aimes ta famille, achètes ce produit") - Ne me prenez pas au mot, la télé n'en est pas encore à nous hypnotiser, heureusement !
Ici encore, une analyse fine est nécessaire pour parvenir à ses fins. Il faut définir une cible précise et en extraire les caractéristiques principales, notamment sa relation avec les média. Inutile de payer une fortune pour un spot publicitaire de 30 secondes à heure de grande audience si l'on a trouvé (par des enquêtes, sondages,...par exemple) que notre cible rentre trop tard le soir pour pouvoir le regarder.
Entre autres qualités, il faut donc une bonne capacité d'analyse, un esprit suffisament rationnel pour jongler avec les chiffres, une capacité d'abastraction importante : vous ne serez pas nécessairement la cible pour laquelle vous travaillez. Il ne faut donc pas réfléchir à ce que vous même pensez du produit- à la limite, peu importe ! - mais à ce que la cible définie en pensera, si elle sera convaincue.
Pour conclure, le marketing a certainement beaucoup d'autres facettes, et peut être un métier complètement différent selon le secteur ou l'entreprise où il est pratiqué. Ceci n'est donc qu'un aperçu, et aussi une approche personnelle, mais qui me semble rester objective.
Vos corrections s'il y a lieu sont les bienvenues.
Pour une description détaillée des différents métiers du marketing, vous pouvez consulter l'article de Fanny Senez à ce sujet : http://www.prepa-hec.org/carrieres/metiers/marketing
Petit cours de finance : définition du MEDAF
Voici en guise d'introduction à la finance, une présentation d'un des modèles les plus connus -vous ne pourrez pas y échapper !
Définition :
MEDAF signifie Modèle d’Equilibre Des Actifs Financiers, ou en anglais CAPM (Capital Asset Pricing Model)
Ce modèle a été développé indépendamment par Sharpe (1964), Lintner (1965) et Mossin (1965).
Le MEDAF permet d'évaluer un taux d'intérêt sur un actif financier, à risque donné (ou le degré de risque de l'actif financier, à taus d'intérêt donné), sur un marché financier.
Il se fonde sur les hypothèses suivantes :
· Le marché est parfait
· On se place dans un modèle à 1 période (tous les investisseurs ont le même horizon d’investissement)
· Il existe une offre de n actifs risqués fixée
· Il existe un actif sans risque
· Les investisseurs sont caractérisés par leur fonction d’utilité espérance – variance, et sont price-takers. Ils ont tous les mêmes estimations de l’espérance et de la variance de rentabilité des actifs risqués. (leurs anticipations sont homogènes)
· Les Ventes à Découvert sont autorisées
Proposition :
A l’équilibre du marché, il existe une relation linéaire entre la rentabilité d’un actif financier et son risque. L’équation du MEDAF donne cette relation :
E (Ri) = Rf + Bi (E (Rm) - Rf) avec Bi = cov (Ri ; Rm) / Var (Rm)
Avec :
· Ri : le taux de rendement de l’actif risqué i, i = 1…n
· Rf : le taux de rendement de l’actif sans risque (risk-free)
· Rm : le taux de rendement du marché m (le CAC 40, le NASDAQ, …)
· Bi : le bêta de l’actif risqué i, il mesure le risque de l’actif
Remarques :
· [E (RM) - Rf] représente la prime de risque du marché
· [E (Ri) - Rf] représente la prime de risque de l’actif i, c'est-à-dire la prime de risque du marché multipliée par le risque de i mesuré par bi .
J'espère que cette petite introduction vous aura donné envie de chercher plus loin, et qu'elle est suffisament compréhensible pour des non initiés.
Ce cours est basé sur mes notes de Théorie Financière (cours de Patrice Poncet)
Quels métiers après une grande école de commerce ? - Episode 2 -
Aujourd'hui, allergiques aux maths s'abstenir, on va parler Finance !
Plus précisément finance de marché, l'un des domaines que je connais mieux puisque c'est l'une de mes deux spécialités à l'ESSEC
La finance de marché consiste à gérer le fonctionnement des différents marchés financiers. Il en existe de plusieurs type : les marchés organisés (par exemple, les Bourses de Paris, New York, Londres, Tokyo,...), les marchés d'échanges de devises, de matières premières, de taux d'intérêts, ...
La finance de marché comporte tous les métiers des salles de marché - Front, Middle et Back Office.
Pas la peine de se voir en trader, c'est un boulot réservé aux ingénieurs, polytechniciens de préférence ! Vous pourrez plutôt viser des stages et/ou un job en middle-office, c'est à dire en validation des positions des traders - vérifier que leurs décisions sont conformes à la réglementation, aux règles et à la politique de la banque.
Cependant, si vraiment vous voulez faire des maths jusqu'au bout, il est possible, après l'ESSEC (et sans doute HEC), de suivre le fameux DEA de N. El Karoui, qui pourra vous mener au métier de Quant.
Il existe dans à peu près toutes les écoles une spécialité finance d'entreprise (fusions-acquisitions et compagnie) et une en finance de marché.
Si vous souhaitez parler d'une éventuelle carrière en finance pendant un entretien :
- essayez de montrer que vous vous intéressez à la santé financière des entreprises, au cours de bourse, etc. Pour cela, la lecture de magazines type Challenges ou Capital devrait suffire à vous donner quelques références. Sachez citer quelques entreprises du CAC 40, c'est le minimum
- ne commencez pas par dire que vous détestez les maths / que c'est pour gagner beaucoup d'argent. C'est vrai, la finance est généralement vue comme un domaine assez lucratif, et surtout avec une fourchette haute bien située. Mais comme dans tous les secteurs, pour être parmi les mieux payés, il faut faire partie des meilleurs.
- restez assez modeste dans vos prétentions, pas la peine de sortir vos (longues) dents tout de suite ! Ce secteur est en légère récession depuis les subprime et l'affaire J. Kerviel, et de plus en plus d'ingénieurs, par les salaires alléchés, délaissent l'industrie pour faire concurrence aux "vrais" financiers.
En résumé, des métiers qui peuvent se révéler passionnants pour certains, affreux pour d'autres, qui demandent une bonne capacité d'analyse et pas mal d'énergie !
Un article très détaillé sur les différents postes que l'on peut occuper en finance est disponible ici : http://www.prepa-hec.org/carrieres/metiers/finance !
Se prépa-rer à entrer en prépa
Pour un certain nombre d'entre vous, la classe prépa n'est encore qu'un mythe, un ensemble de "on dit", une ambition ou peut-être un rêve.
Les dossiers d'inscriptions pour entrer en prépa en septembre 2008 sont déjà clos, mais il vous reste encore quelques semaines pour savoir si et où vous serez acceptés, et quelques mois pour vous préparer à cette épreuve.
Vous vous en doutez déjà, c'est loin d'être une sinécure, même si on était très bon élève au lycée. En fait, c'est tout à fait logique : vous entrez dans une classe où chaque élève a été sélectionné comme faisant partie des meilleurs. Il est donc normal que la compétition s'intensifie ! Ce premier changement d'univers peut être à double tranchant : d'un côté, vous fréquenterez des élèves brillants, travailleurs (voire acharnés), cultivés, ... avec qui vous pourrez partager des expériences et débattre d'idées intéressantes. Si vous vous sentez à l'aise dans ce groupe, vous serez stimulé et poussé à progresser plus vite que vous ne l'auriez pensé ! En revanche, si vous commencez à perdre pied, l'écart sera d'autant plus difficile à rattraper... et vous risquez de vous décourager pour de bon.
Gardez donc toujours à l'esprit que, même si vous n'êtes pas le premier de la classe (et même si vous êtes le dernier), vous faites partie des meilleurs.
Un autre élément important de votre univers va changer : vos professeurs. Hormis dans les grands lycées parisiens, où ce sont parfois les mêmes, vos professeurs se destineront en général exclusivement aux classes prépa. Cela veut dire, d'une part qu'ils sont (presque) tous excellents, pour la plupart agrégés, experts dans leur matière. D'un autre côté, ils seront aussi beaucoup plus exigents, attendront de vous plus de maturité et d'autodiscipline. Par exemple, si le/la prof de maths vous donne une série d'exercices sans préciser qu'il faut essayer de les faire, ne soyez pas surpris de la voir tout corriger au tableau au cours suivant. Il faut considérer le travail que l'on vous donne comme une opportunité de vous améliorer. Idem pour les khôlles (et pourtant ce n'est pas une partie de plaisir au début !) et les concours blancs. Il faut donc autant que possible s'avancer dans son travail, être autonome, et surtout ne pas se morfondre sur la charge de travail. Plus vous anticiperez, plus vous aurez l'impression de maitriser votre (monstrueux) agenda. D'ailleurs, en prépa, j'ai abandonné mon agenda dès la première semaine. Je n'allais en cours qu'avec le chapitre commencé dans chaque matière et un paquet de copies doubles , et chaque soir je relisais chacun des cours pris dans la journée et préparais les cours du lendemain. En fait, l'emploi du temps des cours et celui des khôlles suffisent pour s'organiser ! Il y a toujours du travail à faire dans toutes les matières.
J'espère ne pas avoir effrayé ou dégouté certains. Mes deux années de classe prépa restent un très bon souvenir dont je serais presque nostalgique : elles permettent de se consacrer pleinement à sa culture personnelle et à son épanouissement intellectuel. C'est une très belle expérience à vivre, même si -on a rien sans rien- ce n'est pas facile tous les jours.
Dernier petit conseil pour ceux qui rentrent en prépa en septembre : choisissez une couleur pour chaque matière et achetez-vous pour chacune un gros classeur à levier, une chemise cartonnée, un stylo et un feutre dans la couleur choisie (et évitez les couleurs illisibles type jaune ou rose fluo !). Dès les premiers cours, habituez vous à noter les chapitres et les titres de leçons dans une couleur précise, et à numéroter vos feuilles ou vos copies doubles. Vous gagnerez un temps fou en terme d'organisation, et vous éviterez ainsi de perdre une partie de votre cours !
Quels métiers après une grande école de commerce ? - Episode 1 -
Les Métiers de la publicité et de la communication
Un secteur en particulier vous attire, plutôt qu'un domaine ? Vous rêvez de travailler dans le luxe, l'agroalimentaire, l'automobile, ...?
De nombreux postes vous permettront de parvenir à vos fins ; cependant, il peut être judicieux de "creuser" un peu l'idée, notamment pour se préparer aux questions d'orientation des entretiens.
Cela passe par de la recherche d'informations sur les secteurs en question, bien sûr, mais également sur un vrai questionnement de soi, de ce que l'on aime ou n'aime pas, de ce que l'on veut, à différents niveaux. Voici quelques axes pour vous y aider.
On distingue deux approches sur ces métiers :
- l'approche décisionnaire
Le Manager est celui qui agit, prend les décisions.
Il faut alors choisir : un univers (secteur), un marché, une culture d'entreprise et "faire carrière". Il s'agit d'assurer le bon fonctionnement d'un centre de profit, d'être capable de gérer et de motiver de nombreux collaborateurs, des équipes lourdes et pas forcément choisies.
Il faut savoir se mettre en avant.
Le parcours "royal" se fait en Grande Consommation, avec la succession de postes : chef de produit > ... > Brand Manager >... > Directeur Marketing
- l'approche conseiller
Le consultant est celui qui donne des recommandations sur les décisions à prendre
C'est une approche multi-problématique, multi-clients, multi-culturelleLes équipes sont plus légères, il est plus facile de changer de collaborateurs / de produits / d'entreprise.Il faut savoir se mettre en retrait.
Ces métiers s'élargissent facilement entre les domaines Marketing, Stratégie et Communication.
Remarques :
- S'il est possible de passer de l'approche décisionnaire à l'approche conseiller, le contraire est beaucoup plus difficile dans une carrière professionnelle.
- En communication, on rajoute une troisième dimension : l'approche "Business" (Commerciale) avec des métiers en agence de communication, comme Chef de Publicité.
- Si vous souhaitez travailler dans un de ces secteurs, et que vous comptez en parler en entretien, préparez-vous ! L'institut IPSOS mesure depuis des années l'efficacité publicitaire. Il dispose de banques de données par média et par marché, et publie depuis 20 ans le Hit Parade des meilleures campagnes publicitaires. Ces données sont accessibles à tous, sous réserve de s'inscrire (gratuitement) sur le site http://www.ipsos.fr/ ...Maintenant, vous savez !
Je remercie tout particulièrement ma source : Philippe Cohen, professeur ESSEC de l'excellent cours de Publicité.
